2. Adam et Eve

  ADAM ET EVE
Adam et Eve furent très heureux. Dieu prit soin d'eux de la même façon que nos parents prennent soin de nous, et même davantage.
Tout d'abord, Il les plaça dans un jardin merveilleux. Ce jardin s'appelait EDEN. On y voyait partout de grands arbres ombrageux et de jolies fleurs. Toutes sortes d'animaux couraient de-ci de-là. Des oiseaux multicolores voletaient d'arbre en arbre et remplissaient l'air de leurs chants. Une grande rivière limpide traversait le jardin, donnant la vie à toute chose.

ADAM DONNE DES NOMS AUX ANIMAUX

 
Adam et Ève étaient heureux dans ce magnifique jardin, ils possédaient tout. Mais leur bonheur était plus grand encore, parce qu'ils vivaient près de Dieu.
Dieu, cependant, voulut éprouver Adam et Ève pour voir à quel point ils appréciaient son Amour et le soin qu'Il prenait d'eux. Un jour, Dieu leur dit :
- Tous les arbres du jardin d'Eden sont à vous. Mais, au centre du jardin, se trouve un arbre qui s'appelle " l'arbre de la connaissance du bien et du mal. " Je vous interdis de toucher à cet arbre. Si vous désobéissez et mangez le fruit de cet arbre, vous serez punis et mourrez. 

L'ARBRE DE LA CONNAISSANCE DU BIEN ET DU MAL

 
Pendant quelque temps, Adam et Ève firent ce que Dieu leur avait demandé, ils ne voulaient pas désobéir. Et ce n'était pas bien difficile ! Ils recevaient tant de choses !
Le diable, cependant, avait résolu de les faire désobéir à Dieu. Un jour qu'Ève était assise au pied de l'arbre, il prit la forme d'un serpent, s'avança vers elle et lui dit :
- Il est vraiment fâcheux que Dieu ne vous permette pas de manger les fruits délicieux de ce jardin !
- Tu as tort, lui répondit Ève. Nous pouvons manger tous les fruits que nous voulons. C'est seulement le fruit de cet arbre que nous ne devons pas goûter. Si nous le faisons, nous mourrons.
- Ce n'est pas vrai, dit le diable. Vous ne mourrez pas, mais vous deviendrez semblables à Dieu. Vous aurez tant de pouvoir et de sagesse que vous n'aurez plus besoin de personne. Pourquoi ne goûtez-vous pas un de ces fruits ?
Sans penser que le serpent la trompait, Ève cueillit un fruit de l'arbre. Elle le mangea. Puis elle en cueillit un autre et le donna à Adam. Il le mangea aussi. Ils venaient de faire ce que Dieu leur avait strictement interdit !

LE PÉCHÉ ORIGINEL

 
Maintenant, ils savaient qu'ils avaient désobéi au Seigneur. Ils réalisaient qu'ils avaient péché en agissant contre la Volonté de Dieu. Mais il était trop tard. Mourant de honte et de frayeur, ils essayèrent de se cacher.

HONTEUX, EN FACE DU SEIGNEUR

 
- Où êtes-vous cachés ? -  demanda Dieu. N'avez-vous pas mangé le fruit que Je vous avais interdit de toucher ?
- C'est Ève qui me l'a donné, répondit Adam.
- Le serpent m'a séduite et j'ai mangé, ajouta Ève.
Dieu fut très peiné de ce qui était arrivé. Mais l'homme et la femme n'avaient pas d'excuse : ils devaient être punis.
- Ève, dit Dieu, tu enfanteras dans la douleur et seras soumise à l'homme.
- Et toi, Adam, tu travailleras très dur pour vivre. Tu gagneras ta nourriture et celle de ta famille à la sueur de ton front. Vous ne pouvez pas continuer à vivre au paradis. Vous devez le quitter immédiatement.

CHASSÉS DU PARADIS

 
Un ange les conduisit hors du jardin d'Eden. Il se tint debout devant la porte, une épée de feu à la main, pour en garder l'entrée.
À partir de ce moment, Adam et Ève devinrent très malheureux. Leur péché était très grave. Et comme ils furent les premiers parents de tous les habitants de la terre, tous les hommes héritèrent de leur faute. Ce péché fut appelé " péché originel ".
Cependant, Dieu n'avait jamais cessé d'aimer Adam et Ève. Son plan était de leur ouvrir à nouveau les portes du paradis. Il leur laissa espérer qu'ils redeviendraient heureux un jour.
Quant au diable, pour sa duperie, Dieu prononça sur lui la sentence suivante :
- Tu ramperas sur ton ventre et mangeras la poussière toute ta vie. Le fils de la femme que tu as trompée t'écrasera la tête.
Aussi malheureux qu'ils puissent être, Adam et Ève reçurent ainsi l'immense espoir qu'un de leurs descendants écraserait, un jour, la tête du serpent et ouvrirait de nouveau à l'homme les portes du paradis perdu.