07. La connaissance de Dieu

 

Qui est Dieu ?

            « Ce qui est toujours semblable à soi-même et immuable et cause de l’être pour tout le reste », répondait Saint Justin.

 Cet être véritable, qui est la cause de tous les intelligibles, n’a ni couleur, ni forme, ni grandeur, ni rien de ce que l’œil perçoit, mais est un être au-delà de toute essence, ineffable et inexprimable, seul beau et bon.

Il faut connaître Dieu comme on connaît une personne vivante, avec qui on est en relation. Les efforts de notre âme ne peuvent nous soulever jusque-là, mais Dieu a tranché le problème par la révélation : Il a parlé aux prophètes, qui à leur tour, nous l’ont fait connaître. Cette théorie de la révélation et de son rôle l’on rencontre la première foi dans la théologie du Saint Justin, qui sépare la révélation divine des spéculations humaines.

Dieu, étant bon, a formé tous les êtres de la matière informe (idée attribuée à Saint Clément mais accentuée chez Saint Irénée). C’est par la puissance de Sa Parole créatrice que Dieu a donné aux choses leur existence, leur être.  C’est le Souffle de Dieu qui donne la vie au monde.  La Bible nous dit : « L’Esprit de Dieu planait sur les eaux… »  et « comme un oiseau qui vole au-dessus du nid où sont ses petits », qu’il a couvés et qu’il fait grandir, ainsi l’Esprit de Dieu fait éclore  la vie et fait évoluer les êtres. (Le Deutéronome 32,11) . La Bible dit que le monde a été créé dans six jours. Mais il s’agit des jours de Dieu et non pas des jours des hommes. Saint Pierre disait : «  mille ans pour les hommes , un jour pour Dieu » (II Pierre, 3,8). Le temps de Dieu et le temps des hommes ne sont pas les mêmes. Dieu ne vit pas dans le temps, puisque c’est Lui qui a fait le temps comme Il a fait l ‘espace.

Dieu donne tout. Mais Il agrée ceux qui s’efforcent d’imiter les perfections qui lui sont propres, la tempérance, la justice, l’humanité. Si les hommes se montrent dignes par leurs œuvres, ils seront admis à partager Sa vie, à jouir de l’immortalité et  à régner avec Lui, devenus incorruptibles et impassibles. Le Christ nous a appris à prier même pour nos ennemis ; Il nous a dit : «  soyez bons et miséricordieux, comme votre Père céleste ». Car nous voyons que le Dieu tout- puissant est bon et miséricordieux, faisant lever son soleil sur ses ennemis et sur les justes, répandant sa pluie sur les saints et sur les méchants.

A cette bonté de Dieu, à cet amour qu’il a pour les hommes, devra correspondre, de la part des hommes, l’amour de Dieu, car Dieu est le Créateur, le Seigneur et le Maître du monde et aussi le Père de tous les chrétiens, en vertu de l’adoption qu’il nous a accordée, par son Fils unique. Par son Fils ( le verbe de Dieu) Dieu a conçu et fait le monde. C’est par Lui qu’Il  fit et ordonna toutes choses, c’est par le Verbe que le monde est sorti de la matière. Saint Irénée disait : «  le Verbe et l’Esprit- Saint sont les mains de Dieu, par lesquelles Il fit toutes choses ». Le Fils et l’ Esprit- Saint sont donc en union avec le Père, mais ceux à qui Dieu le Père  dit «  faisons l’homme » sont biens des agents personnels, collaborateurs et ministres du Père. L’Esprit- Saint révèle le Fils, de même que le Fils lui- même révèle le Père ; sans l’esprit- Saint, on ne peut voir le Verbe de Dieu ; et sans le Fils, nul ne peut arriver au Père, puisque la connaissance du Père  c’est le Fils, et la connaissance du Fils de Dieu s’obtient par le moyen de l’Esprit- Saint. Le Père révèle le Fils en l’envoyant, en le rendant visible et palpable ; le Fils révèle le Père en se manifestant lui- même et en se faisant notre maître.

On ne peut connaître Dieu si Dieu ne l’enseigne et, on ne peut  connaître Dieu sans Dieu. Maître unique, témoin fidèle,  Jésus Christ nous enseigne. Le Fils est témoin du Père : «  qui me voit, voit mon Père ». Le Fils montre Dieu aux hommes, et il présente l’homme à Dieu.

•  Aaron, le porte –parole de Moïse

Aaron est le frère aîné de Moïse, membre de la tribu de Lévi. Il est né durant la captivité en Egypte. Il sert à Moïse de porte- parole  devant le pharaon et devant les Israélites.  Pour convaincre Pharaon de libérer le peuple hébreu maintenu en esclavage, il participe aux prodiges qui marquent les dix plaies d’Egypte. Aux côtés de Moïse , il reçoit les doléances du peuple affamé pour qui la manne va tomber du ciel. Aaron fut le premier grand prêtre d’Israël, au moment de la constitution du culte au cours de l’exode qui conduisit le peuple hébreu d’ Egypte vers la Terre promise, accomplissant les cérémonies et les sacrifices dans une tente spéciale, la tente du tabernacle. Il devint ainsi l’ancêtre de toute la lignée sacerdotale du peuple hébreu, la «  maison d’Aaron ».

C’est pourtant Aaron qui accepta de fabriquer dans le désert pour les Israélites frustres de n’avoir pas de représentation de leur Dieu, une statue sous la forme de taureau, le « veau d’or », tandis que Moïse recevait du vrai Dieu les commandements sur le mont Sinaï. Pour ce motif, il mourut avant d’avoir atteint la Terre promise. Aaron servit de modèle aux prélats chrétiens : sa tiare inspira la mitre des pontifes ; le baston pastoral des évêques, qui donnera la crosse actuelle, dut au prodige d’Aaron devant Pharaon de se terminer parfois en forme de serpent.

• Islam

Le mot islam provient de la quatrième forme verbale de la racine slm : aslama, «  se soumettre » et signifie «  soumission ( à Dieu) » ; muslim,  musulman, en est le participe actif : (celui)qui se soumet ( à Dieu) ».

Une des plus importantes religion de l’humanité, l’islam est aujourd’hui présent dans tous les continents. Il est dominant au Moyen –Orient, en Asie Mineure, dans la région caucasienne et au nord du subcontinent indien, dans l’Asie du Sud et l’Indonésie, l’Afrique du Nord et de l’Est.

Père Stefan Fotache